vendredi 26 décembre 2014

"Papa" Jo Jones



"«Papa» Jo Jones, né Jonathan Jones (7 octobre 1911 à Chicago - 3 septembre 1985 New York), est un batteur afro-américain. Il a eu plusieurs surnoms : « The Main Man » (Norman Granz), « Le drummer qui joue comme le vent », « Papa Jo ». Il a grandement influencé les batteurs de jazz par son swing. Il est considéré comme l'un des plus grands batteurs dans l'histoire du Jazz et est le premier représentant du four beat.



Il a grandi en Alabama. Il étudie la musique pendant 12 ans, et commence à jouer comme trompettiste et pianiste. Il commença sa carrière professionnelle comme danseur de claquettes dans les carnavals. Il joue dans l'orchestre de Count Basie de 1934 à 1948 avec Freddie Green et Walter Page pour former ce que beaucoup ont considéré comme l'une des meilleurs sections rythmiques du moment, excepté la période 1944-1946 durant laquelle il est mobilisé, puis continue en freelance. Il participe à la première tournée de Jazz at the Philharmonic en 1947. En 1957, à l'occasion de l'enregistrement à Newport de l'album The Coleman Hawkins, Roy Eldridge, Pete Brown, Jo Jones All Stars At Newport, il fait la connaissance d'un jeune pianiste plus en verve à cette époque Ray Bryant et Tommy Bryant, contrebassiste avec qui il fondera son propre trio : The Jo Jones Trio. Il le dirigera occasionnellement de 1957 à 1960, et enregistera à l'époque du swing avec de nombreuses vedettes de l'époque comme Billie Holiday, Coleman Hawkins, Jimmy Rushing, Illinois Jacquet et Lester Young.



Il a également effectué une longue tournée en Europe en 1969 avec Milt Buckner, l'un des organistes les plus talentueux de l'époque.

On le retrouve dans plusieurs séquences de L'Aventure du jazz, filmé en 1969-1972 par Louis Panassié.

Jo Jones fut un technicien remarquable, qui jouait avec une aisance et une maîtrise hors du commun. Ses breaks imprévisibles et audacieux étaient joués avec un tonus rythmique fascinant." (Source : Wikipedia)


Drummerworld

vendredi 28 novembre 2014

Semaine du Bizarre - Théâtre Berthelot


Semaine du Bizarre au Théâtre Berthelot
Entrée libre sur réservation


Mardi 9 décembre à 20 h 30 au cinéma public Le Méliès
• L’imitation du cinéma (1960, n&b, 35’), film de Marcel Mariën
• Pierre Molinier, 7 rue des Faussets de Noël Simsolo,
Mercredi 10 décembre à 14 h (séance à 3,50 €)
• Alice de Jan Svankmajer

Mercredi 10 décembre à 20 h 30
• La Ursonate de Kurt Schwitters par Hubertus Biermann
• Motus Pocus – Emmanuelle Parrenin et Pierre Bastien

Jeudi 11 décembre à 20 h 30

• Collectif ETC et Charles Pennequin

Vendredi 12 décembre à 20 h 30

• Un Drame Musical Instantané

Samedi 13 décembre à 20 h 30
• Dorian Pimpernel : Cinéconcert sur des films 16 mm de Marcos Uzal, critique de cinéma
• Lubriphikatttor
Projections : Luna park films + TG Gondard

En partenariat avec le 116, Centre d’art contemporain de la Ville de Montreuil, le cinéma public Le Méliès,
Les Instants chavirés, l’association Les Amis du Théâtre Berthelot.


Théâtre Municipal Berthelot
Théâtre Berthelot
6 rue Marcellin Berthelot - 93100 Montreuil
Métro : Croix de Chavaux
Tel. : 01 41 72 10 35
resa.berthelot@montreuil.fr


mercredi 19 novembre 2014

Row



Row est un duo canadien formé de Kevin Cahill (Guitare + Lap Steels) et Cheryl Fraser (clavier).
Issus du groupe The Riderless, ils décident de se lancer à deux, dans une aventure où mesures et échos font pattes de velours.
L'ambiance est ciselée. Chaque temps est vertigineusement délicat, doué de brumeuses résonnances.
Parfois, l'impression d'entendre les cordes de Vini Reilly (Durutti Column) est surprenante et pourtant... Nous sommes dans d'autres contrées.



Row s'installe dans des cycles à taille humaine. Le rythme est à hauteur d'homme, fragile et sensible. Point de vide. Les réverbérations nourrissent l'espace qui nous tend les bras.
Guitare et clavier se donnent la main pour s'envoler vers des balades oniriques.
Voici, Strachan, leur premier album (cassette à tirage limité) sur Power Moves Label.



Power Moves Label

Robert Rutman



Robert "Bob" Rutman, né en 1931 à Berlin, est un artiste allemand, compositeur, musicien, peintre, dessinateur et sculpteur. C'est en 1955 qu'il part aux Etats-Unis pour étudier l'art.
En 1975, il commence à élaborer des sculptures d'acier sur lesquelles il frotte un archet.
Cette même année, il fonde le U.S. Steel Cello Ensemble.



Avant-gardiste et aventurier, il explore avec ses instruments monumentaux, plaques formées et violons géants métalliques, les sons et autres vibrations.
La double action de l'archet qui parcoure les cordes de métal et d'un pincement travaillé construit une réverbération entêtante.
Cette production brute souligne et affirme l'esprit expérimental, industriel et contemporain de Bob Rutman.




Robert Rutman

mardi 18 novembre 2014

Aktuala



Créer en 1972 à Milan (Italie), Aktuala est une formation aux limites musicales espacées et d'une universalité propice aux voyages sonores.
A l'origine de ce groupe, un couple, Laura et Walter Maioli, adeptes de musiques traditionnelles et anciennes : c'est avec leur collection d'instruments baroques que trouve la genèse de cette aventure.
Différents musiciens viendront se fédérer autour du projet (tels Lino Capra Vaccina, percussionniste italien ou encore le renommé Trilok Gurtu, percussionniste indien) donnant corps à un parcours musical où jazz, musiques ethniques et contemporaines s'enchevêtrent avec homogénéité et spiritualité.



Aktuala réalise, entre 1972 et 1976, 3 albums de très belle facture. Des invitations à la découverte, à la sensibilité du temps qui nous dépassent.
Ce groupe aura influencé bon nombre de musiciens de world music mais, également, des artistes très particuliers tels Lisa Gerrard et Brendan Perry de Dead Can Dance.




Walter Maioli page

dimanche 16 novembre 2014

Achille Chavée



"Achille Chavée, né à Charleroi, (Belgique) le 6 juin 1906 et mort à La Hestre le 4 décembre 1969 était un poète belge de langue française. Il fut une figure du surréalisme hennuyer et wallon.
[...] C’est le 29 mars 1934, à La Louvière, chez Albert Ludé, futur chimiste, que Chavée crée, avec André Lorent, bibliothécaire, et Marcel Parfondry, instituteur, le groupe Rupture ( premier groupe surréaliste wallon, N.D.L.R) dont l’engagement politique est la principale motivation.
[...] Chavée collabore au Bulletin international du Surréalisme."


"[...] Après la dissolution de Rupture (fin 1938), il fonde, à Mons, Le Groupe surréaliste en Hainaut (le 1er juillet 1939) , avec Fernand Dumont, Marcel Lefrancq, Armand Simon, Louis Van de Spiegele. En 1940, il collabore aux deux numéros de la revue L'invention collective créée par Magritte et Raoul Ubac. Résistant communiste durant la Seconde Guerre mondiale et recherché par la Gestapo, il entre dans la clandestinité en 1941. En 1946, Achille Chavée dissout le Groupe et fonde, le 19 février 1947, Haute nuit avec Lefrancq, Van de Spiegele et Simon. Ce groupe proclame le rejet de tout dogmatisme, son hostilité au conformisme dans l'art et sa croyance en l'avant-garde [...]
Chavée participe activement au Surréalisme révolutionnaire. En 1956, il fonde le groupe Schéma et adhère en 1961 au Mouvement populaire wallon.
Achille Chavée collabore encore à plusieurs revues surréalistes belges et publie une trentaine de recueils de poèmes." (Source : Wikipedia)


"On est comptable et de tout et de rien
on est comptable irréversiblement
irrévocablement
de tous les mouvements divers de sa conscience

Tout nous assaille
tout nous meurtrit
nous circonscrit
tout nous concerne
nous cerne
nous emprisonne
nous désavoue
nous loue enfin pour mieux nous accuser
nous particularise
tout se nourrit de notre défaillance

En apparence à notre insu
un oiseau médite sur son aile brisée
et sur sa toile une araignée est triste
et sur le banc des accusés
un innocent s'efforce en vain de réfuter
l'interminable acte d'accusation

Demain tantôt qu'allons-nous faire
de cet instant précis qui déjà nous observe ?"

( in Le Grand cardiaque, 1969, La Louvière, Daily-Bul.)



Surréalisme en Belgique
Achille Chavée ou un goût de liberté/Sonuma

vendredi 14 novembre 2014

Elisa Arciniegas Pinilla



Un disque improbable, une ouverture magnifique, une improvisation libre et maitrisée. Voilà la première impression à l'écoute d'Improvisible, le premier album d'Elisa Arciniegas Pinilla, violoniste et chanteuse colombienne.
Produit par le jeune et vigoureux label strasbourgeois, Momentanea, ce disque apporte une véritable fraîcheur et un regard novateur dans nos contrées jazz contemporaines.
On y voyage et on se laisse partir avec entrain.
La présence de Jean-René Mourot, pianiste baroque et ingé-son, balise l'ouvrage dans un espace qui nous dépasse et c'est tant mieux !


Ce disque de haute volée aux invités multiples et de grande qualité (Fred Frith, Mina Fred, Sam Dühsler ou encore Olga Marulanda) est incontournable. Pareil état est rare, pareille émotion est remarquable !
Un conseil : laissez-vous envahir, tout simplement...




Momentanea

dimanche 5 octobre 2014

mercredi 13 août 2014

Sinaï


Ce fut un moment des plus agréables que de découvrir le premier opus de Sinaï.
Ce ep éponyme, paru en mai 2014, est en effet de très belle facture, tant en ce qui concerne la forme que le fond.
Il s'agit d'un CD-R glissé dans un magnifique étui artisanal au visuel intriguant.


Peu avant la sortie de ce disque, nous avions déjà pu apprécier la vidéo de Lever du corps ainsi qu'écouter certaines des compositions de ce très prometteur duo français.
Avec les six titres de Sinaï ep, Alexandre Zaré (guitares) et Guillaume Chevreau (voix) nous offrent une nouvelle occasion d'apprécier leur créativité, mise ici en valeur par la qualité de l'enregistrement et le travail sur le son de Tristan Abgrall.
Le disque débute par un texte scandé ("Griffe") auquel viennent progressivement se joindre les sonorités d'une guitare à la fois jouée, manipulée, détournée, triturée, sous effets... Cette combinaison se renouvellera ensuite au fil des titres.
Alexandre et Guillaume se révèleront être pleinement en mesure d'équilibrer subtilement l'occupation de l'espace par du son et du silence tout en conservant une dynamique essentielle, accessible sans être pour autant évidente pour l'auditeur.




Sinaï, c'est en même temps Léo Ferré et Arnaud Michniak, Serge Teyssot-Gay et Lee Ranaldo, Metal Urbain et les Young Gods, ainsi que rien de tout cela également, car ce en quoi les Sinaï excellent, c'est dans leur capacité à brouiller les pistes et à nous livrer un disque éminemment personnel où s'enchevêtrent, s'allient, s'estompent, se défont, se manifestent à nouveau, mais sous une forme hybride, nouvelle et subtile, toutes ces influences si bien digérées qu'elle ne sont plus qu'énergies fertiles, fécondes, novatrices ...
Vivement la suite...

Laurent Rauner

Sinaï