samedi 4 juillet 2020

Johnny Herno



Musicien, chanteur et créateur de sons, Johnny Herno est un artiste brésilien.
Il a grandi dans la ville de Santa Luzia dans l'État de Minas Gerais. C'est une région rurale aux nombreuses sources. Ceci explique, en partie, le rapport qu'entretient Johnny Herno avec la nature.

La musique a été, depuis sa jeunesse, un fil conducteur : "J'ai participé à une école de samba pour enfants à Esculacho et joué des percussions et divers instruments. J'ai également été chanteur dans un groupe de rock (Hodierno) et batteur [...] et, au fil du temps, j'ai découvert de nombreux musiciens, qui m'influence aujourd'hui : cela va de Djalma Correa à Papete en passant, bien-sûr, par Naná Vasconcelos. Ainsi, je marche vers le chemin du son".


Son univers musical onirique s'organise autour de son instrument de prédilection, la Berimlata. Cet instrument qu'il fabrique lui-même est composé d'un fut métallique de taille moyenne, d'un grand bâton de bois et d'une corde en métal (voir la vidéo ci-dessous).





"Mes textes parlent des peuples de la forêt, de mondes oniriques, d'histoires mythologiques et populaires" précise-t-il. Même sans comprendre le brésilien, l'interprétation de ses textes ouvre l'ouïe où s'infiltre cette merveilleuse poésie.
Son expression musicale et percussive nous porte dans un champ répétitif et majestueux.
Entre murmures et bruitages, la voix de Johnny Herno possède la douceur du miel et la profondeur animal.

La Berimlata est une plage sur laquelle cette magie opère.
Bienvenue dans ce monde merveilleux !



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mardi 23 juin 2020

OliSUn



Comme une onde aquatique, OliSUn déploie, avec Arp/Star, un miracle sonore durant 1 heure et 34 minutes.
Il nous raconte une histoire.
Une parabole ambient aux sources multiples et à la limpidité remarquable.
Vers un au-delà, nous sommes transportés dans un voyage ciselé d'impulsions régénérantes, de boucles enivrantes ou encore de signaux (in)filtrés et (in)filtrants.



Cette expérience musicale se nourrit de formations issues de la scène électronique allemande des seventies (Cluster, Harmonia, Tangerine Dream...) mais aussi de formations plus récentes comme Labradford ou Boards of Canada. Des perspectives intéressantes, il va s'en dire.

Par ailleurs, OliSUn a couplé sa bande-son avec un film du mythique réalisateur expérimental Stan Brakhage : Dog Star Man.
Le résultat est exaltant, surprenant, envoûtant...
Subjugués par tant d'images psychédéliques, paranormales et baroques, nous ne pouvons qu'être hypnotisés par tant de sensations et de dérives mentales inconscientes.



Voilà un projet ambitieux, rare, qui sort des sentiers battus. C'est une belle surprise qu'Arp/Star.
OliSUn, un artiste à suivre et à découvrir.


OliSUn

mardi 25 février 2020

Alice Boman



Alice Boman est une chanteuse suédoise qui nous offre, en ce début d'année, un très beau disque, Dream On.
Après avoir réalisé une série d'EP, elle s'attaque à un projet plus ambitieux mais néanmoins réussi!
Dream On est un album tout en sensibilité, fragilité et mélancolie.



Un courant lent et voilé imbibe nos émotions offertes à cette écoute.
Portant chaque morceau avec sa voix douce et profonde, quelque part entre Elizabeth Fraser (Cocteau Twins) et Hope Sandoval (Mazzy Star), elle nous émeut de son chant de sirène.
On sent cette tristesse, ce relent d'amours déchus ou de rêves avortés.




Cette réalité si déchirante nous touche avec tact. Elle se partage comme un secret d'adolescent, confiné dans un cœur tendre.
Mais dans ce désespoir, il y a la force de rêver, de voyager dans des îlots nuageux où chaque brise s'anime comme un joyau.

Alice Boman

vendredi 27 septembre 2019

Olga Hanowska / Marcin Karnowski



Olga Hanowska & Marcin Karnowski est un duo polonais, fragile et sensible, qui nous offre un très beau disque, Fika.
Elle au violon, lui aux percussions et autres instruments, élaborent un monde voyageur, explorant des contrées si difficilement accessibles donc méconnues.



Riche en émotions, prenant, Fika nous amène dans un ailleurs fait de rêves et de paysages sonores archaïques et modernes.
On ferme les yeux pour mieux pénétrer cet espace magique. On ouvre son cœur à de vrais tableaux enchantés, bouleversants et nourrissants.


Laissez-vous prendre par la main de cet univers onirique, fantastique, féérique...
La beauté de ce disque est vivant : prenez-le et vibrez avec !



Olga Hanowska / Marcin Karnowski

dimanche 22 septembre 2019

Molly Sarlé



Des falaises de Big Sur au nord de la Caroline du Nord, Molly Sarlé nous offre dans son premier album, Karaoke angel, des compositions lentes et sensibles, parfaites pour des promenades matinales solitaires.



Membre de Mountain Man, trio de voix féminines, son album (sorti cette année) est un recueil de chansons d'une femme qui est née en comprenant que sa capacité à se vivre et à partager était sa fibre créative.
De belles mélodies, une voix aigue et douce, l'univers de Molly Sarlé se dévoile comme une lumière enchanteresse.




Une belle surprise que ce disque tenant en haleine du début à la fin. Chaque morceau est une aventure en soi.
Cela fait du bien de pouvoir s'étendre dans un champ (chant ?) moelleux pour se prélasser sur une plage déserte.

Molly Sarlé

jeudi 20 juin 2019

Delaney Blue


photo : Muriel Delepont

Delaney Blue (de son vrai nom George BETZOUNIS - ndlr), auteur, compositeur et interprète a sorti en mai 2018, son deuxième album, The hurting kind.

Compagnon de route et guitariste durant des années du regrété Daniel Darc , Delaney Blue a construit son sillon dans différents projets dont PURE SINS (Albin de la Simone, Ria de Spell, et Charly Doll) avec un seul et magnifique 5 titres folk rock dans les nineties.




The hurting kind est une traversée initiatique des racines du rock américains.
Plutôt roots mais riche d'une orchestration inspirée et personnelle, Delaney Blue prend l'auditeur par la main et lui dit, regarde l'Amérique, c'est ça!

Du bluesgrass à la country en passant par le honky tonk ou les musiques noires, influencé par B.Dylan, J.Cash, T. Van Zandt..., sa musique est un éveil à l'origine des hommes voyageurs, des cowboys de l'ouest mais dans toute la modernité véhiculé par sa voix, unique et prenante.
On pourrait pensé, sous certains aspects, à Will Oldham et particulièrement concernant l'enracinement d'un monde de tous les rêves mais aussi de tous les dangers.



Au regard de ce que Daniel Darc disait de George ("il est un guitariste ? Non, il est une guitare!"), on sens l'instrument qui prend corps avec le musicien et vice et versa. Il vit sa guitare!
The hurting kind reflète toute la force vitale d'un créateur qui ne parade pas, ni ne bavarde mais prend son instrument et joue, encore et toujours.


Delaney Blue Officiel

Vers du Silence tient à remercier vivement Guillaume Facon pour sa disponibilité et sa gentillesse.

jeudi 13 juin 2019

Olive Is The Sun



Olive Is The Sun, sous le pseudo OliSUn sort des bois avec un album ovni, un miraculeux éveilleur de sens, Geometrische Abstraktionen /​/​/.
Composé de 8 morceaux aussi magiques les uns que les autres, chacuns d'entre eux tendent vers une abstraction spatiale!
O. assure toutes les guitares, échos, drones, voix, carillons, boucles, fieldrecordings et percussions.



Cette modulation sonore n'est pas sans évoquer les grandes heures du Krautrock ambiant avec des formations du meilleur cru, Cluster ou encore Harmonia.
Bien-sûr, on pense aussi aussi à Brian Eno et Robert Fripp.
Mais, au-delà des références et des étiquettes, le monde d'OliSun est un voyage fait de rêves, de grâce, de grands espaces et d'attirances.
Geometrische Abstraktionen /​/​/ est une claque, toute en douceur, d'explorations et de combinaisons musicales, étonnantes et surprenantes.

Ces abstractions géométriques nous extraient, le temps d'un album, du quotidien éventré par la misère.
Elles s'envolent, comme des bouées de sauvetage, vers le ciel, à la rescousse des nuages perdus.
Par ailleurs, le support - une cassette magnifique et un packaging stylé - est d'une poésie graphique qui vient se retrouver avec les musiques du disque.
Maintenant, il n'y a qu'à lâcher prise...



Olive Is The Sun

Album hautement recommandé par l'équipe de Vers du Silence !

dimanche 26 mai 2019

Jean-René Mourot & Marc-Antoine Schmitt - Musiques de salon



Jean-René Mourot,musicien, auteur, compositeur et interprète, que nous affectionnons particulièrement à Vers du Silence, sortira fin juin un album, en duo avec le contrebassiste Marc-Antoine Schmitt, Musiques de salon.
Cet opus sera composé de 6 titres.
C'est aussi avec beaucoup d'humour que nos deux artistes nous déroutent avec leur pochette et le titre de l'album : sur un canapé 19ème siècle, on voit le duo vêtu style romantique, le tout dans un décor iconoclaste, entre post-modernisme et garage boîte de nuit.
Pour le coup, c'est une belle réussite !


Dans une lignée jazzistique, Musiques de salon est bien plus que cela cependant.
Rythmes et délicatesse façonnent, par la richesse et la qualité de leur interprétation, des morceaux incomparables.
Certains ont du caractère et des lignes mélodiques émouvantes (Bienvenue à la campagne. D'autres passent du cool jazz à des variations affirmées puis retour à l'état cool (Bégaiements) puis réaffirment à nouveau des reliefs saisissants.







Le troisième morceau, The blue line of the Vosges est un petit joyau digne de Chet Baker : d'ailleurs, il suffit de tendre l'oreille pour entendre sa voix suave caresser le temps.
Il y a une véritable vérité de ton, celle de Jean-René Mourot & Marc-Antoine Schmitt, avec Microblast et Jour de pluie, encore plus hors des sentiers battus, un esprit plus free qui nous offrent des espaces surprenants.
Musiques de salon est un pied de nez à la bêtise de la culture environnante mais est, également, une création qui nourrit nos rêves d'enfants et nos voyages secrets.

Jean-René Mourot

mardi 23 avril 2019

La voie des plantes : ceux qui voulaient guérir


La voie des plantes : ceux qui voulaient guérir est un film documentaire d'Aurélie Marques et Louis Bidou.
Il s'inscrit dans un projet participatif via la plateforme Ulule.

1 - Présentation



Ces plantes sont aussi les points de connexion entre le monde moderne et des modes de vie traditionnels en pleine mutation. A l’heure de la sixième extinction de masse, l’Occident se doit de reconsidérer son rapport au vivant, d’une logique de domination à celle de coexistence. Dans ce contexte, les populations autochtones nous inspirent un autre modèle possible. Au delà de l’instrumentalisation et de la fascination, repenser l’interaction entre ces cultures et les dynamiques du monde moderne est aujourd’hui plus que jamais nécessaire.

“La voie des plantes : ceux qui voulaient guérir” est le premier film autoproduit de cette aventure : une expérience vécue du point de vue de patients toxicomanes qui ont fait le choix d'un traitement alternatif par les plantes amazoniennes.
Des histoires de vie bouleversantes qui se croisent au cœur d'un huis-clos aux portes de la forêt péruvienne.
Réhabiliter les médecines traditionnelles amazoniennes, c’est replacer la spiritualité au centre de la guérison.


2 - Extrait




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