dimanche 24 novembre 2024

Agalisiga Mackey



Agalisiga Mackey est un musicien, compositeur et interprète de musique folk/country en langue cherokee.
Originaire de la nation Cherokee, dans le nord-est de l'Oklahoma, Agalisiga Mackey a passé les premières années de sa vie dans la petite communauté traditionnelle de Kenwood, au bord d'un ruisseau, où la famille de sa mère s'est installée après le déplacement forcé des Cherokees.





Ce jeune artiste, âgé d'une vingtaine d'années, fusionne un son country/blues avec sa voix grave de baryton, fruit de la pratique des chants de cérémonie cherokee durant son enfance.
Son premier album country/folk, "Nasgino Inage Nidayulenvi", sorti sur le label Horton Records (Tulsa, Oklahoma), est entièrement écrit, chanté et interprété dans la langue cherokee, sous la tutelle du producteur Jared Tyler (multi-instrumentiste reconnu).






En peu de temps, Agalisiga Mackey est passé de la reprise de morceaux vintages à des productions beaucoup plus personnelles, passant ainsi de petites scènes à de plus grandes, notamment à la fête nationale Cherokee ou encore à l'inauguration du Bob Dylan Center à Tulsa, Oklahoma.
Il attire à lui des publics, de plus en plus nombreux, occidentaux mais également amérindiens, fortement intrigués d'entendre le Cherokee chanté de manière si baroque.
Ce musicien vous est fortement recommandé si vous aimez Hank Williams, Merle Haggard, Jimmy Rodgers, John Moreland ou encore Vincent Neil Emerson.

(Source : Native Arts and Cultures Foundation et Horton records Bandcamp - VdS traduction)

vendredi 22 novembre 2024

Paruyr Sevak




"L’analyse de la nostalgie (Garod)"
Texte de 1969 du poète arménien, Paruyr Sevak, extrait de "Anthology of Armenian poetry".
Traduction : Louise Kiffer

"Moi je connais la nostalgie dans la profonde obscurité Comme l’aveugle connaît sa vieille demeure…

Je ne vois pas mes propres mouvements, Car ils sont cachés à ma vue, Mais sans me tromper ni trébucher Je bouge dans ce lieu Je vis dans ce lieu Sans doute comme une horloge mécanique Qui après avoir perdu ses aiguilles Continue à fonctionner sans indiquer Désormais ni les minutes ni les heures…

Et ballottant dans l’obscurité et la solitude, Je veux analyser cette nostalgie, Comme un chimiste, afin de comprendre Sa nature et son profond mystère. Dans ma tension, dans mon effort, Au loin éclate de rire l’eau du puits, D’un lointain indicible.

Un moineau des villes, en un gazouillement fluide, Exprime en un chant sans paroles sa pauvre existence D’une distance inaudible, D’une distance sans écho.

Les mots commencent à me blesser, Car c’est en moi qu’ils font écho, D’un lointain insaisissable, D’un lointain invisible.

Bien que je ne sois nullement aveugle, Pourtant je regarde autour de moi Et je ne vois rien Car Souvent nos yeux se séparent, se détachent de nous, et en allant et venant, arrivent là-bas, d’où nous sommes maintenant très loin Impossiblement loin, Infiniment loin.

Nous, nous courons après nous-mêmes Et nous n’arrivons pas à nous atteindre. Et nous n’arrivons pas à nous atteindre…

Et n’est-ce pas cela, peut-être, qui s’appelle Garod…"


À noter : Parouyr Sévak (en arménien Պարույր Սևակ), né Parouir Rafaeli Ghazaryan le 24 janvier 1924 à Chanaghchi (Arménie) et mort le 17 juin 1971 en Arménie.
(Source : Armenweb)

mercredi 20 novembre 2024

Tigran Hamasyan



"Tigran Hamasyan est né à Gyumri en 1987, en Arménie.
Ce jeune pianiste/compositeur est considéré comme un des artistes les plus remarquables de sa génération. Virtuose du piano, il fusionne harmonieusement jazz et rock progressif avec la riche musique folklorique de son Arménie natale.
Son parcours musical a commencé dans sa maison d'enfance, où de nombreuses influences musicales l'ont amené à jouer du piano vers l'âge de trois ans.
En 2003, à l'âge de onze ans, il remporte le concours de piano du Montreux Jazz Festival. Il sort son premier album, World Passion, en 2004, à l'âge de dix-sept ans.




Avec des combinaisons d’éléments jazz, minimalistes, électroniques ou encore folk, Tigran Hamasyan parcoure des étendues musicales marquées de grooves, de voix éthérées, de jeux de piano singuliers ainsi que de mélodies anciennes."
(Source : Tigran Hamasyan official website - VdS traduction)





Bandcamp page

samedi 16 novembre 2024

Jacques Rémus - Le secret des Thermophones



"Les Thermophones sont un jeu de tuyaux, qui chauffés, émettent des sons purs, singuliers, puissants et troublants.
Déployés dans l’espace, les Thermophones appellent des écritures musicales spécifiques qui touchent le spectateur de manière profonde et durable".




"Les premiers sons dues à la thermoacoustique sont sans doute les sifflements violents que produisent parfois les tubes des souffleurs de verre et ce depuis des siècles . L’un des colosses de Memnon en Egypte aurait aussi produit ce phénomène dans l’antiquité, par simple effet thermique du au soleil.

Au dix-neuvième siècle des observations de lampistes et des expérimentations faites dans de tout autres buts ont permis de découvrir de curieux phénomènes : les chants thermiques dus à la chaleur dans des tubes. Hormis quelques savants qui ont émis des théories (Lord Rayleigh) personne n’a su comprendre ce qui se produisait. Provoqués par le feu , on les baptisa chants de pyrophones".

(Source : Jacques Rémus, Sculptures sonores, Machines musicales, Musiques pour machines)






Jacques Rémus

19, rue des Frigos
75013 Paris – France
+33 1 45 82 84 40


vendredi 1 novembre 2024

No Drama




No Drama est un groupe pop/punk/indé qui nous vient de la scène rock toulousaine et qui a vu le jour en 2022.
En 2023, ils produisent leur premier EP (5 titres).

Le groupe est composé de :

Amandine Rué : basse
Daniel Selig : guitare/voix
Iso Couderd : batterie/chœurs
Manon Raupp : guitare/chœurs




Après de multiples dates en tournées, le groupe a repris le chemin des studios d'enregistrement pour nous livrer, en ce mois de novembre, un 7" single de belle facture, "Papershop / A City Within", sur le label Hidden Bay Records.
Avec de belles mélodies électriques et veloutées façon shoegaze, rappelant des formations telles My Bloody Valentine ou Midnight Movies, No Drama brille par sa jeunesse et sa vivacité.






No Drama FB page
Hidden Bay Records

Michèle Vaucelle



"Michèle VAUCELLE est née à Vannes dans le Morbihan et vit en Touraine depuis 1992. Elle écrit depuis longtemps des poèmes et si la peinture prend aujourd'hui souvent le dessus, … écrire et peindre ne sont pas nécessairement séparables dans sa démarche. Michèle VAUCELLE est sans nul doute héritière de l'expressionnisme dans l'esprit et les intentions qu'elle met en œuvre, comme dans sa façon de travailler. Ce qui fait son champ d'expérience et fonde sa démarche, c'est le découvrement, l'entreprise de mise à nu de l'animal humain…." extrait de "Déglutir" Michel DIAZ




L'univers de cette artiste, peintre, sculptrice et poétesse est ancré dans la plus profonde pluralité de ce que représente l'essence même de l'humanité.
Elle nous porte vers d'étranges contrées, entre déchirures et questionnements, où l'homme instille ses tourments les plus essentiels.
De ces mondes préocupés et préocupants, une beauté s'extirpe des toiles et des sculptures.
Ces dernières, au fil du temps, se mouvent dans l'extrême lenteur : le souffle de Giacometti nous convoque ici bas.




Michèle Vaucelle

lundi 21 octobre 2024

Guillaume DUCHER - Les Camps tragiques




"Il s’agit d’un article de 10 pages, comportant neuf photographies et deux illustrations, rédigé par un certain Guillaume Ducher pour le mensuel à grand tirage Lectures pour Tous de mars 1934. Cet article décrit, avec force détails, la vie quotidienne dans le camp de concentration de Dachau.
Vous avez bien lu 1934 et non 1943. Lecture pour Tous, depuis la Belle Epoque et la Grande Guerre était, avec L’Illustration, l’un des mensuels les plus lus en France. Son tirage dépassait les 500 000 exemplaires. Il est donc difficile de prétendre, comme certains le font encore, que "personne ne savait" ou que "personne n’avait su" ou que "seuls certains savaient et n’avaient rien fait" et de persister à affirmer que la connaissance de l’existence même de ces camps de concentration et d’extermination date de 1942 ou de la Libération.
Il est statistiquement avéré qu’une revue mensuelle à grand tirage est lue, en moyenne, par quatre à six personnes. Dans le pire des cas deux millions de lecteurs, de toutes catégories sociales, de toutes professions, de toutes conditions et, surtout, de toutes confessions, donc de toutes religions, avaient donc lu cet article sur "Les camps tragiques".
Probablement un peu plus. Ils l’avaient également probablement oublié. Lorsqu’ils s’en sont souvenu il était déjà trop tard. Soit ils étaient déjà dans un camp, soit ils préféraient éviter de s’y retrouver en se posant trop de questions. On décréta donc l’amnésie générale. Il est peut-être temps de regarder les choses en face et de retrouver un peu de cette mémoire évaporée".
(Source : Tao-Yin)

(Source : {BnF)


(extraits)

"L’existence de ces camps de concentration est un fait officiellement avoué et reconnu. Mais le mystère qui les entoure est toujours aussi grand et nul ne sait exactement ce qui s’y passe. Les rumeurs qui circulent à l'étranger sont si horribles que l’on hésite parfois à leur accorder créance. L’opinion publique internationale, si prompte à s’indigner, s’est bientôt désintéressée de cette question, faute de renseignement précis. Je suis pourtant en mesure d’affirmer qu’après un an de régime hitlérien, et malgré certaines déclarations prêtées officieusement à Hitler au lendemain du plébiscite de novembre, les camps de concentration allemands sont toujours aussi nombreux et soumis à un régime aussi cruel". (pages 15-16)

"Il y a dans le camps un quartier réservé où sont parqués trente-huit tuberculeux, qui, privés de liberté, de nourriture et de soins, n’ont d’autre issue que la mort lente devant eux (...) Je n’ai jamais eu sous les yeux spectacle plus horrible que celui de ces agonisants. Je n’oublierai pas de quel ton un grand garçon pâle, aux traits déjà marqués par la mort, m’a dit : "Il vaudrait mieux nous achever tout de suite". (page 33)

Auteur : Guillaume Ducher
Paru le : 14/02/2005
Éditeur(s) : Cartouche
Série(s) : Non précisé
Collection(s) : La petite cartouche
Nb. de pages : 45 pages


dimanche 20 octobre 2024

FLUFLAFEN - Sorcery Sauce



Sorcery Sauce» du trio d'improvisation pékinois FluFlaFen est un coup de maître punk-jazz implacable et transcendantal.
Toutes les compositions sont entièrement improvisées, parfois brutales, immédiates et sans compromis, avec des ambiances transcendantales.
Chaque membre sait exactement quand repousser ses limites et quand imprégner sa griffe au bon moment.





Il s'agit du premier album de FluFlaFen. Tout ce que vous entendez est totalement improvisé et enregistré live au Oil Underground à Pékin.
Né de la pandémie, ce trio jazz-rock expérimental et culturellement multiforme est composé de Jukka Ahonen à la guitare, Yoni Geller à la batterie et Hadi Marvian à la clarinette : il est à la mesure d'artistes comme Last Exit, Zu, Flying Luttenbachers, Painkiller ou Fushitsusha."
(Source : WV Sorcerer Productions - VdS traduction)




WV Sorcerer Productions Bandcamp

MONGOLIE : Voyage à la découverte des terres sacrées des chamanes


© Lionel Simone


"Le chamanisme mongol, plus généralement appelé religion populaire mongole ou occasionnellement tengrismenote.
En mongol, on parle de böö mörgöl (mongol cyrillique : бөө мөргөл), parfois traduit par paganisme.
Le chamanisme jaune est un terme utilisé pour désigner une version particulière du chamanisme mongol, influencé par le bouddhisme. Le terme « Jaune » se réfère au bouddhisme majoritaire de Mongolie suivant l'école des bonnets jaunes (Gelugpa) du bouddhisme tibétain, dans laquelle les membres portent des bonnets jaunes pendant les services. Le terme sert également à le distinguer d'un chamanisme qui n'est pas influencé par le bouddhisme (d'après ses pratiquants), le chamanisme noir, ainsi que du chamanisme blanc."
(Source : voir Wikipédia)